La ligne 3 du tramway de Saint-Louis poursuit son extension et se fraye un chemin jusqu’à l’EuroAirport.

Le projet d’extension de la ligne 3 de tramway au-delà de la gare de Saint- Louis jusqu’à l’EuroAirport s’inscrit dans une dynamique d’amélioration de l’offre TCSP en proposant une desserte des quartiers du Lys et du Technoport et constituant une opportunité pour la requalification et la dynamisation des espaces traversés.

Le projet a pour objectifs :

  • De faciliter les déplacements des habitants dans le périmètre de l’agglomération trinationale ;
  • D’agir sur la qualité de l’air et les nuisances sonores en réduisant l’impact de la voiture, notamment grâce à un renforcement du dispositif de transfert modal et d’échanges intermodaux, par la réalisation d’un véritable maillage du territoire et d’équipements d’intermodalité.

Le déploiement d’une offre en transport en commun maillée et attractive en accompagnement d’une urbanisation de l’ouest de l’agglomération ludovicienne est nécessaire.
Plusieurs solutions ont été envisagées pour y répondre, l’objectif majeur étant de proposer une offre de transport alternative à l’usage de l’automobile, performante et attractive afin de répondre aux objectifs définis par les documents de planification, ainsi que par la politique de mobilité de Saint-Louis Agglomération.

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Ce projet d’extension, peut-être scindé en deux tronçons : 

  • le tronçon gare de Saint-Louis – Pôle de Loisirs et de Commerce.
  • le tronçon Pôle de Loisirs et de Commerce – EuroAirport.

Dans tous les cas, cette extension de la ligne 3 vers l’aéroport international oblige à repenser toutes les voies de communication, les modes de transport de l’agglomération trinationale : comment ils interagissent et se complètent mutuellement.

Véritable « fil rouge » qui intègre dès à présent tous les projets existants ou à venir :

  • déservir le Pôle de Loisirs et de Commerce ;
  • l’extension du quartier des Lys vers l’ouest ;
  • la future zone Techniport ;
  • jusqu’à son terminus et le nouveau parvis de l’EuroAiport « côté ville », futur pôle multimodale.

Lors de cette mission, les équipes de SERUE Ingénierie pourront mettre en œuvre leur expérience et tous leurs savoir-faire en matière d’infrastructures et de transport.

Après Strasbourg, Reims, Mulhouse et maintenant Saint-Louis, le bureau d’études strasbourgeois trace son bonhomme de chemin dans l’univers très fermé dans la construction de réseaux de tramway.   

Tramway Bâle – Saint-Louis : SERUE Ingénierie se joue une fois de plus des frontières !

Il aura fallu attendre plus de 60 ans aux Ludoviciens, les habitants de Saint-Louis à la frontière Suisse, pour revoir le typique tramway vert sapin bâlois circuler dans les rues de leur ville.
 
Après deux ans de travaux sur l’extension de la ligne N°3 exploitée par la compagnie des transports Bâlois BVB, c’est début août que les essais dynamiques du tramway ont commencé. Ils sont prévus pour durer au minimum une bonne quinzaine de jours, voire plus si nécessaire, d’abord à vitesse réduite (5 km/h) pour arriver progressivement à vitesse commerciale pour tester le matériel roulant dans son nouvel environnement, la plateforme et toutes les installations.

Après suivra une seconde période de plusieurs mois, dévolue notamment à la formation des conducteurs suisses, qui seront tous bilingues. L’inauguration officielle est prévue pour début décembre : un magnifique cadeau de Noël pour tous les frontaliers et ils sont nombreux à faire quotidiennement la navette entre les deux villes voisines, mais aussi à nos amis Suisses qui adorent faire leurs courses en France.

SERUE Ingénierie s’est fait une spécialité de se « jouer » des frontières pour y faire passer « son tramway ». Ce moyen de transport collectif remis au goût du jour, mais ultramoderne est devenu un superbe « trait d’union » entre les villes frontalières déclare Martial Deboeuf son président.

Il faut dire que SERUE Ingénierie n’est pas à son coup d’essai, elle vient d’inaugurer il y a peu, l’extension de la ligne D du tramway de Strasbourg jusqu’à la gare de Kehl en Allemagne. Il est vrai que le bureau d’études strasbourgeois, au delà du bilinguisme « naturel », possède en son sein une double culture de la construction du tramway. Pour Gilles Renck chef de projet transport, « on a pas la même culture du tramway des deux côtés du Rhin » et SERUE ingénierie se plait à jouer se rôle de « passeur » au carrefour de l’Europe.

 

Crédit photo : SERUE Ingénierie D.R.

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Tram 3 Bâle – Saint Louis : une équipe de maîtrise d’œuvre soudée

Avec la première soudure, en présence des élus des villes de Bâle, de Saint Louis et du Président de la Communauté d’Agglomération des Trois Frontières ainsi que de nombreuses personnalités, un nouveau chapitre du Projet Tram 3, qui doit relier Saint Louis à Bâle, vient de s’ouvrir.

Le projet porte sur l’extension de la ligne 3 du tram bâlois sur le territoire français : 3,3 km de ligne nouvelle dont 2,8 côté français, entre Bourgfelden et la gare SNCF ; cinq nouvelles stations dont quatre en France ; un budget de 45 millions d’euros.

Ce projet d’extension est vraiment emblématique à plus d’un titre :

  • Chose rare, il concerne deux pays et deux villes de part et d’autre de la frontière, mais proches culturellement et économiquement.
  • Un partenariat inédit, franco-suisse pour le groupement de maîtrise d’œuvre qui est la clé de voûte technique du projet.
  • Deux cultures du tramway, même si le projet s’inscrit dans le prolongement de l’existant bâlois avec son cahier des charges.
  • Enfin du point de vue de la réalisation, un challenge permanent avec plus de 30 chantiers concomitants. Les interventions des diverses entreprises doivent donc être minutieusement planifiées pour permettre de respecter le planning général de l’opération.

Vu la complexité du projet, sa densité (un petit tronçon, mais beaucoup de contraintes), le nombre d’interlocuteurs du côté des maîtres d’ouvrages avec leurs différences culturelles et de l’autre, les intervenants sur les chantiers eux aussi issus d’horizons très différents, ce chantier cumule les difficultés, c’est un vrai challenge au quotidien.

Aussi, la réussite de ce chantier repose en grande partie sur l’équipe de maître d’œuvre, binationale, où chacun a su faire abstraction de son origine, de sa culture au sens large, pour ne faire qu’un.

C‘est une équipe de maîtrise d‘œuvre solidaire, extrêmement soudée qui va mener à bien ce projet hors normes.