Dans le cadre du réseau BHNS de l’agglomération de Thionville, l’ouvrage d’art sur la Moselle.

SERUE Ingénierie assure une mission de base en maîtrise d’oeuvre sur ce projet.

Compte-tenu des contraintes fluviales, des contraintes d’accès PMR et des choix architecturaux, il a été décidé de concevoir un tablier à caisson métallique permettant une faible hauteur.

L’ouvrage principal comporte 3 travées de 43,6 m, 71,2 m et 41,7 m. L’ouverture de la travée centrale a été déterminée par la largeur du chenal navigable de 40 m complétée par des zones de sécurité de 12 m. Les Voies Navigables de France (VNF) ont aussi demandé un tirant d’air de 7 m par rapport à un niveau de référence de la Moselle.

Le caisson métallique du tablier est complété par des consoles métalliques donnant l’impression que la structure forme une « colonne vertébrale ». Il est surmonté d’un hourdis béton. L’ensemble a une largeur de 17,9 m, comportant 2 voies de circulation pour le BHNS, une piste cyclable et un trottoir. Le tablier a été étudié pour recevoir une éventuelle 3e voie de circulation.

Les piles de l’ouvrage sont en béton et fondées dans le lit de la Moselle. La semelle de chaque pile repose sur 6 pieux de 1,2 m de diamètre et 15 m de longueur. Les travaux seront réalisés à l’abri de batardeaux. Les caractéristiques des fondations des 2 piles permettront un approfondissement du fleuve, une contrainte fixée par les VNF.

Reconstruction de la passerelle sur la rivière l’Ehn à la hauteur du Collège Freppel à Obernai (67).

SERUE Ingénierie a assuré une mission de base en maîtrise d’oeuvre sur ce projet.

La passerelle à rénover possédait un tablier constitué de 3 poutres principales en bois lamellés collés. Ses dimensions sont de 3,90 mètres de large et 10,25 mètres de long.

Le platelage en bois reposait sur des solives en bois et en métal très abimées et les culées en béton présentaient des traces d’affouillement. La commune avait donc dû limiter la largeur de circulation.

Compte-tenu de l’état des désordres très avancés de la structure et du platelage en bois du tablier, le remplacement complet de ce dernier a été préconisé. En effet, la réparation ne semblait pas pertinente étant donné que seules les 3 poutres maîtresses pouvaient être conservées suite à des réparations et des renforcements.

Les culées de l’ouvrage ont été conservées et réparées. Les murs en retour ont reçu un habillage en grès. Le tablier a été déposé et remplacé par un tablier à poutres métalliques situées sous le platelage.

Il a été décidé de mettre en oeuvre un platelage en BFUP (Béton Fibré à Ultra-haute Performance). Ce platelage très fin (7 cm) permet une bonne tenue dans le temps sans nécessité d’entretien. Les lames du platelage ont été complétées par des bandes rugueuses en aluminium afin d’éviter tout risque de dérapage.

Le remplacement du tablier a été accompagné par des travaux d’aménagement afin de rendre la passerelle accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR) mais aussi par de nombreux travaux de reprise des réseaux empruntant la passerelle.

Construction d’une passerelle sur le canal de la Bruche sur la commune d’Eckbolsheim (67).

SERUE Ingénierie a assuré une mission de base en maîtrise d’oeuvre sur ce projet.

La construction de cette passerelle est née du besoin de la ville d’Eckbolsheim de faire transiter les piétons et les cyclistes vers la «voie verte» longeant le canal de la Bruche sans passer par le pont situé sur la rue de Lingolsheim, ce dernier étant un point dur avec un trafic routier très dense aux heures de pointe.

La passerelle proposée tient compte des retours d’expérience de la Ville de Strasbourg sur la durabilité et l’entretien des passerelles construites ces dernières années. En effet, beaucoup ont été construites en bois et présentent aujourd’hui, malheureusement, de nombreux désordres.

La passerelle que nous avons proposée et construite, est composée d’un tablier à poutres latérales en PRS reposant sur 2 culées en béton armé fondées sur des puits.

Le platelage est composé de lames en Béton Fibré à Ultra-haute Performance (BFUP) qui est très fi n (7 cm d’épaisseur) et qui a l’avantage d’avoir une durabilité dans le temps importante.

Ce matériau ne nécessite pas d’entretien. Les lames en BFUP sont complétées par des bandes rugueuses antidérapantes en aluminium.

L’ensemble des matériaux a été choisi pour assurer une tenue dans le temps optimum sans travaux d’entretien conséquents. Les appuis des poutres de la passerelle respectent cet esprit et sont en inox.

Les travaux ont aussi fait l’objet d’un aménagement de la voie verte afin de prendre en compte le croisement des flux et les conflits entre les différents itinéraires et les différents usagers.

Construction du nouveau pont des Marsouins sur la RD9 en Guadeloupe (971).

SERUE Ingénierie a assuré une mission de base en maîtrise d’oeuvre sur ce projet, complétée par des études d’exécution. Pour la Direction des Travaux, seule une assistance avec des déplacements ponctuels (3 unités) a été assurée.

La Guadeloupe fait partie des territoires français les plus exposés au risque sismique : elle est classée en zone de sismicité 5 (forte) dans le zonage sismique de la France.

La vétusté avancée de l’ouvrage existant a donc nécessité la construction d’un nouveau pont juste à côté. L’avenir de l’ancien pont n’est pas encore tranché.

Compte-tenu des contraintes fortes du site, il a été décidé d’opter pour un tablier à bipoutre métallique. Celui-ci enjambe un ravin de 20 mètres de profondeur par rapport au profil en long de la future voie.

Les culées sont fondées dans les talus du ravin et les fondations sont superficielles ; en effet, les conditions d’accès et les contraintes du site ne permettaient pas la réalisation de fondations profondes.

Pour assurer le non-glissement des culées sous les efforts sismiques, des tirants ont été mis en oeuvre pour bloquer ces dernières.

La construction du tablier a nécessité un phasage particulier : les contraintes du site en termes d’accès et d’emprise, ainsi que les capacités limitées des moyens de levage présents en Guadeloupe ont fait que le tablier a dû être assemblé par tronçon sur l’ouvrage existant puis posé à l’aide de 2 grues.

Trémie et ouvrage d’art sur la ligne D du tramway dans sa traversée du port autonome de Strasbourg (67)

SERUE Ingenierie a assuré la mission de maitrise d’œuvre sur ce projet.

Dans le cadre de l’extension de la ligne D du tramway strasbourgeois vers Kehl, la construction d’infrastructures conséquentes a éténécessaire, dont une trémie permettant au tramway de passer sous les voies ferrées du Port Autonome supportées par le nouvel ouvrage d’art.

Il s’agit d’une structure en béton arméen U, de longueur 173 m, constituée de deux piédroits d’épaisseur 30 cm et d’un radier de 60 cm d’épaisseur, découpée en 8 plots indépendants. La distance entre les parois est de 8,00 m. La hauteur des piédroits varie de 60 cm à 2,30 m. Ils sont recouverts d’une margelle architecturée en béton noir teinté dans la masse et sablée. Les piédroits sont dimensionnés pour reprendre les poussées hydrauliques, des terres et des surcharges en phases définitives.

Le profil en long permet de dégager un gabarit de passage de 4,50 mètres minimum au-dessus du rail. Le tracé en plan est légèrement courbe. Concernant l’assainissement, au point bas, côté nord, une station de relevage de 25 m2 environ est nichée dans un renfoncement latéral. Une piste piétons-cycles venant du côté sud (RN4) vient traverser la trémie pour rejoindre la piste qui la longe, côté nord. Enfin, une particularité est que le soutènement qui longe la RN4 supporte un muret de protection et doit par conséquent être en mesure d’encaisser le choc de véhicules.